Quel vin choisir avec le foie gras ? Plutôt que de miser systématiquement sur un blanc liquoreux, Kieran Ferragu conseille de privilégier l’acidité. Dans les propos rapportés par Marie France, le cofondateur de 220 Grains, interrogé par 750g, recommande notamment un Chablis ou un Sancerre. Son idée : rechercher de la fraîcheur pour équilibrer le caractère gras et copieux du foie gras.
L’acidité comme fil conducteur
Le raisonnement de Kieran Ferragu porte sur l’équilibre de la dégustation. À ses yeux, associer le foie gras à un vin très riche et très sucré risque d’accentuer la sensation de lourdeur en début de repas. Il préfère donc un vin dont l’acidité apporte du contraste et rafraîchit le palais.
Pour choisir votre bouteille, le critère mis en avant n’est ainsi pas seulement le nom de l’appellation ou son prestige. C’est surtout la fraîcheur du vin face au gras du foie gras. Cette approche conduit à envisager des blancs secs, plutôt que de considérer les vins doux comme un accompagnement obligé.
Chablis, Sancerre et vins du Jura : les pistes proposées
La source présente le Chablis, vin bourguignon, comme une option marquée par la minéralité et la vivacité. Le Sancerre blanc, issu du sauvignon de Loire, est décrit à travers ses notes d’agrumes et son acidité. Ces profils correspondent à la recherche de contraste défendue par Kieran Ferragu.
Celui-ci cite également un vin du Jura parmi les possibilités. L’article évoque cet accord avec du foie gras servi sur du pain grillé ou du pain d’épices, sans préciser de bouteille particulière. Il s’agit donc d’une piste de choix, et non d’une recommandation détaillée pour toute la diversité des vins jurassiens.
Les vins doux ne sont pas exclus
Ces conseils ne reviennent pas à bannir le Sauternes ou tous les vins contenant du sucre. Si vous préférez une touche de douceur, Kieran Ferragu suggère plutôt de regarder du côté des demi-secs, notamment en Loire.
Il mentionne aussi le Riesling d’Alsace et le Chenin de Loire pour leur capacité à associer sucre et acidité. La présence de douceur n’est donc pas, à elle seule, le critère décisif : dans son approche, elle doit s’accompagner d’une fraîcheur suffisante pour équilibrer la bouchée. Le conseil à retenir est moins de remplacer une appellation par une autre que de choisir un style de vin adapté à cet équilibre.
Source : www.mariefrance.fr





