Au Mesnil-Jourdain, dans l’Eure, les Vergers du Mesnil associent production fruitière et vente directe. Vous pouvez y acheter des pommes et des poires au magasin, mais aussi les cueillir dans le verger pendant la période d’ouverture à la récolte. Le reportage de la Rédaction Louviers décrit une exploitation familiale où le choix des fruits suit la maturité des variétés.
Un verger transmis dans la famille
Les rangées de pommiers et de poiriers occupent dix hectares sur le plateau du Mesnil-Jourdain. L’histoire de l’exploitation remonte aux plantations réalisées par le grand-père et le père d’Isabelle Carpentier depuis la fin des années 1950. Isabelle indique avoir repris l’activité avec son père en 1984. Elle gère l’exploitation avec son mari Frédéric et leur fille Delphine.
Les fruits ne sont pas les seuls produits proposés en vente directe. La ferme produit également des jus de fruits, des confitures et du miel, grâce aux ruches installées dans le verger. Le magasin complète ainsi la possibilité de récolter soi-même ses pommes et ses poires.
Des variétés qui mûrissent successivement
Reine des reinettes, Boskoop, Canada ou encore Suntan figurent parmi les pommes citées dans le reportage. Les variétés n’arrivent pas toutes à maturité au même moment : le choix évolue au fil de la cueillette. Isabelle Carpentier souligne notamment le succès de la reinette en début de récolte et décrit la Suntan comme une pomme parfumée qui se conserve bien.
Dans les allées, les habitués circulent avec des brouettes garnies de cageots. Les témoignages recueillis évoquent aussi la conservation des fruits à domicile. Ces expériences restent toutefois celles des personnes interrogées : elles ne précisent pas un protocole de stockage applicable à toutes les variétés.
Une production soumise aux aléas du verger
Le reportage décrit une récolte que l’exploitante juge correcte malgré le manque d’eau, dont les effets sont visibles sur les fruits. Ce constat porte sur la récolte observée, et non sur l’ensemble des saisons de l’exploitation.
Le gel et la grêle pèsent également sur l’activité. Selon Isabelle Carpentier, les difficultés financières liées à ces épisodes compliquent le remplacement de certains arbres vieillissants. À ces contraintes s’ajoutent les passages de sangliers et de chevreuils, attirés notamment par les pommes Canada et Boskoop. Derrière la cueillette en accès direct, le récit montre ainsi le travail nécessaire pour entretenir le verger et mener les fruits jusqu’à la récolte.
Source : actu.fr





